Facile à dire...
Joseph Blater, président de la Fifa:
"Quelle logique, quelle nécessité économique fait qu'un joueur de 20 ans exige de gagner en un mois un salaire que ni son père ni la majorité des supporters ne gagneront en une vie ?"
Réponse lapidaire de l'Expension de Novembre 2005:
"l'offre et la demande"
Moi, ici, à propos de la réponse de l'expension:
"Et puis quoi encore ? "
Pas mal non ? Bon, quelques précisions.
La logique n'est pas celle d'un marché raisonné, mais celle du marketing exacerbé. Un joueur de foot (c'est ce dont il est question) est un produit. Le vrai problème réside dans l'abscence de choix de la part du joueur: il n'exige pas, il est vendu à. La loi de l'offre et de la demande pratiquée de façon pure (marché parfait, entitées économiques optimisant leurs choix, etc.) peut se passer de ce loisir. Quelle demande ? Celle que l'on produit. Quelle offre ? Une offre unique de niche.
Les règles du foot et les circuits financiers qui alimentent les personnes qui en vivent forment une offre de loisir monopolistique. Pas d'alternative proposée par les media (partis prenantes dans tout celà).
Alors non, les sommes folles qui inondent le monde du foot ne viennent pas de la folie de la règle de l'offre et de la demande, mais bien de l'entrave au bon fonctionnement de cette règle.
Un plafonnement des salaires serait profondément interventionniste. Mais cette action entraverait des pratiques humainement abérentes, non un système économique.

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